Cette définition simple mérite cependant d’être un peu élargie. La fédération nationale a préféré définir la naturopathie comme « l’art et la science qui étudient, enseignent et appliquent les lois de la vie au service de la santé et de l’auto guérison ».
La naturopathie repose sur la maîtrise de l’anatomie et de la physiologie, et sur la connaissance du mécanisme intime des pathologies.
Les racines de la naturopathie moderne s’enfoncent profondément au cœur des civilisations qui nous ont précédés. Le premier personnage clé est Hippocrate (400 ans avant J.-C.), dont l’idée directrice est que « la force vitale gère, organise et restaure la santé ». Sa règle d’or est d’abord de ne pas nuire (primum non nocere). Sa philosophie basée sur cinq principes est toujours d’actualité :
vitalisme : principe vital qui préside aux forces d’auto guérison ;
humorisme : science des humeurs, connaissance des profils psychologiques et maladifs, notion de terrain ;
hygiénisme : ensemble des techniques d’hygiène vitale pour conserver la santé (hygia en grec) ;
causalisme : recherche causale des troubles (la cause de la cause de la cause !) ;
holisme : approche globalisante de l’homme et de son environnement.
D’autres sources des connaissances de la naturopathie contemporaine sont la médecine traditionnelle chinoise, la médecine ayur-védique, l’homéopathie hahnemannienne ou l’anthroposophie de Rudolf Steiner.